Premiers secours : quelle formation pour quel besoin ?

« Que pensez-vous des formations aux Premiers secours ? »


« Cela devrait-être obligatoire » ; « cela devrait être enseigné à l’école » ; « je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas systématique quand on passe son permis » ; « j’ai des bases mais ça fait bien longtemps, et je ne me sentirais pas capable de faire quoi que ce soit »…


Voici une toute petite poignée des réponses reçues lorsque l’on interroge le grand public sur l’utilité des premiers secours et sur les formations dispensées en France. Je n’ai personnellement jamais entendu personne me dire que cela n’était pas utile, et qu’il ou elle n’était pas intéressé.e par une formation ou un rapide briefing adapté à ses besoins.


Et pourtant… une très faible partie de la population française est aujourd’hui formée et en capacité de réagir face à des situations qui requiert l’action de gestes qui sauvent. Je pense que cela est en partie dû à la distance qui s’installe entre l’apprentissage et la pratique, entre le besoin intellectuellement admis, et les situations où le geste est effectivement requis, qui demeurent, dans l’esprit (et à tort) quelque chose de rare.



Des formations adaptées aux besoins


Ma conviction profonde, c’est que si nous n’adaptons pas la démarche pédagogique et les contenus aux besoins d’une personne, il est impossible d’inscrire en elle un schéma d’apprentissage, quel qu’il soit. L’adulte, pour apprendre, doit comprendre pourquoi il le fait. Il doit passer du stade d’ignorant inconscient (au sens littéral du terme, sans jugement de valeurs : je ne sais pas ce je ne sais pas) ou stade de sachant inconscient (j’ai oublié – parce que je l’ai intégré – que je sais). Les étapes intermédiaires d’ignorant conscient (je sais ce que je ne sais pas) et de sachant conscient (je sais ce que je sais) sont des phases clés à prendre en compte. Les motivations profondes sont le socle de la démarche d'apprentissage.


Bref, tout cela pour dire que proposer des formations aux premiers secours complètement formatées, s’avère à mon sens dommage, car cela ferme la porte à de nombreux apprenants. Evidemment, les référentiels de compétences, les cadrages (notamment lorsqu’on parle de vies à sauver) sont indispensables. Ils assurent la cohérence, la continuité et le sérieux des pratiques. Mais je me fais l’avocate des formations adaptées aux besoins spécifiques et dans cette démarche, m’engage dans le développement de tels contenus. Ces derniers ne sont pas (encore) validés par les instances officielles et nous nous appuyons toujours sur des méthodes et outils certifiés, et travaillons avec des formateurs agréés, mais il faut aller plus loin !


Si vous êtes intéressés par le développement de vos compétences, et que vous n’avez pas de qualifications préalables en médecine, voici le parcours que je vous recommande :


Pour une pratique individuelle générale :